WORK

 

We protest the cuts to our wages. We should have access to real wages, not pennies. CorCan (Corrections Canada Industries) is a separate entity of CSC. Its mission was to provide meaningful employment and skills. It was a way for long-term prisoners to keep their families together and short-termers to build some money for release. In fall 2013, prisoners’ pay was cut. The bonuses/incentives that prisoners used to receive for working at CorCan have been taken away.

The cost of living has increased over the years, and funds are needed to support our families, assist them in visitation costs, and save for our eventual release.

Currently, the maximum wage we make in 10 days is $69. Of that sum, we must pay $15.18 to kitchen services, $5.52 to telephone services and maintenance, $11 to television fees and maintenance, and $3.73 to savings. Only $33.57 remains. Our pay rates have not been indexed to inflation since 1982. The cost of living has increased over the years, and funds are needed to support our families, assist them in visitation costs, and save for our eventual release.

We demand that our pay rate equal the provincial minimum wage in the province where we are imprisoned and that our pay reflect the cost of living in 2016 and increase each year according to inflation.

We demand that the pay incentive for CorCan workers be brought back.

We demand access to actual insurance for workplace injuries and illnesses. The current $2.50 we receive is insufficient.

We demand access to a Canadian Pension Plan.

Even as we protest cuts to wages, we decry the lack of job opportunities inside prison. We also protest the lack of job opportunities for prisoners who have been released and emphasize the need for job support that specializes in prisoner placement.

We demand access to trades and training while in prison that have an accreditation that is recognized outside of prisons.

TRAVAIL

Nous protestons les coupures salariales. Nous devrions avoir accès à des salaires réels, et non pas quelques centimes. CorCan (industrie du Service correctionnel du Canada) est une entité distincte du SCC. Sa mission était de fournir des emplois et des compétences significatives aux détenus. C’était un moyen qui permettait  aux détenus de longue durée de garder leurs familles ensemble et aux détenus de courte durée d’accumuler un peu d’argent pour leurs libérations. À l’automne 2013, la rémunération des prisonniers a été coupée. Les primes / récompenses que les détenus recevaient pour travailler à CorCan ont été retirées.

Présentement, le salaire maximum que nous faisons en 10 jours est de 69$. De cette somme, nous devons payer 15,18 $ pour les services de cuisine, 5,52 $ pour les services de téléphonie et d’entretien, 11 $ pour les frais de télévision et d’entretien, et 3,73 $ pour nos comptes d’épargnes. Après ses dépenses, il nous reste seulement 33,57 $. Nos taux de rémunération n’ont pas été indexés à l’inflation depuis 1982. Le coût de la vie a augmenté au fil des années et les fonds sont nécessaires pour soutenir nos familles, les aider à payer les visites, et épargner pour notre libération éventuelle.

Nous exigeons que notre taux salarial soit égal au salaire minimum provincial dans la province où nous sommes emprisonnés, que nos salaires reflètent le coût de la vie en 2016 et qu’il augmente à chaque année en fonction de l’inflation.

Nous demandons que la prime donnée aux travailleurs de CORCAN soit rétablie.

Nous exigeons l’accès à une assurance réelle pour les lésions et maladies professionnelles. Le montant courant de 2,50 $ que nous recevons présentement est insuffisant.

Nous exigeons l’accès au régime de retraite canadien.

Alors que nous protestons contre les réductions salariales, nous dénonçons le manque de possibilités d’emploi à l’intérieur de la prison. Nous protestons aussi le manque de possibilités d’emploi pour les prisonniers qui ont été libérés et nous mettons l’accent sur la nécessité d’un soutien à la recherche d’emploi qui se spécialise dans le placement des prisonniers.

Nous exigeons l’accès aux métiers et aux formations en prison qui ont une accréditation qui est reconnue à l’extérieur des prisons.

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